Accueil Date de création : 11/10/07 Dernière mise à jour : 07/03/10 00:11 / 158 articles publiés
 

ARCHITECTURE

Palais Tiradentes de Oscar Niemeyer au Brésil  (ARCHITECTURE) posté le dimanche 07 mars 2010 00:11

Voici deux liens vers des vidéos qui vous montrent le principe structurel de ce bâtiment de l'architecte brésilien centenaire Oscar Niemeyer ainsi qu'une promenade virtuelle dans la "ville administrative" Tancredo Neves située à Belo Horizonte au Brésil. Il s'agit actuellement du plus grand bâtiment suspendu au monde avec 1080 câbles d'acier et une longueur de 147m. Il a été livré le 4 février 2010.

http://www.youtube.com/watch?v=kc4ozvPe3e4&feature=player_embedded (principe structurel)

http://www.youtube.com/watch?v=fO6XiOK1ofQ (visite virtuelle)

Image © Carlos Alberto / divulgaçao.

Source : Lemoniteur.fr http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/actualite/698822-bresil-oscar-niemeyer-livre-le-plus-grand-edifice-en-beton-arme-suspendu-du-monde

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MUR DE BRIQUES COURBE  (ARCHITECTURE) posté le lundi 28 décembre 2009 10:24

Voici une expérience menée à New-York par deux enseignants-chercheurs de l'ETH de Zürich : Mathias Kohler et Fabio Gramazio. Elle s'inscrit dans la suite d'un projet exposé à la Biennale d'architecture de Venise dans le Pavillon Suisse. R-O-B, un bras articulé, construit un mur de briques en les posant unes à unes au milieu d'une avenue de Manhattan. La particularité de ce mur tient de sa conception en courbes entièrement faite par ordinateur et ensuite retranscrite à l'échelle 1:1 par le biais du robot. Un travail étonnant de précision et de réussite pour une opération de 4 semaines.

Pike Loop Building Process from Storefront for Art&Architecture on Vimeo.

Pour plus de détails, consultez la page officielle de ce projet : http://www.storefrontnews.org/exhib_dete.php?exID=152

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ECO QUARTIER : GRENOBLE, QUARTIER DE BONNE  (ARCHITECTURE) posté le mardi 23 juin 2009 16:25

© 2009 Groupe Moniteur - Ante Time Prod

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Vidéos du cycle "Echanges métropolitains" en ligne!  (ARCHITECTURE) posté le vendredi 08 mai 2009 12:00

VIDÉOS EN LIGNE
conférences organisées dans le cadre du cycle :

ÉCHANGES MÉTROPOLITAINS

du PAVILLON DE L'ARSENAL

Cliquer sur les sujets pour accéder aux vidéos.

© 2009 PAVILLON DE L'ARSENAL

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Le faire et la connaissance (texte de Livio Vacchini)  (ARCHITECTURE) posté le samedi 08 novembre 2008 10:59

Ce texte est rempli de la sagesse et de l'expérience d'un architecte qui a su tirer le futur d'un regard sur le passé.

 

"
    D'habitude, la tâche à accomplir est banale.
   En travaillant, la banalité de la besogne est vite dépassée et se mue en une nécessité de nature spirituelle: la nécessité de construire une pensée.
   Faire un projet signifie s'adonner au plaisir de construire une pensée.
   Le moteur qui déclenche ce processus est le sentiment d'incapacité qui nous saisit avant et pendant le travail et c'est le besoin de nous délivrer de cette frustration qui nous fait avancer : notre condition psychologique consiste à ne pas savoir.
   La jouissance surgit lorsqu'on se croit délivré, mais la délivrance n'arrive pas tout de suite, il faut de la patience et le temps vécu avec un mauvais projet est toujours très long. Ce n'est qu'à travers un mauvais projet qu'on peut atteindre un bon résultat. C'est lui qui nous fait progresser et souvent il arrive même que pour se débarrasser d'un mauvais projet, il n'y ait d'autre choix que de le réaliser.
   C'est l'erreur qui nous conduit à la vérité.
  La travail consiste à poursuivre avec acharnement une image parfaite et il y a en cela exaltation, obsession. L'obsession nous immunise contre l'intérêt porté à des choses non pertinentes.
   On a l'impression que chacun de nos actes, même le moindre, doit être une invention ; rien n'est jamaais un simple détail.
   Faire un projet, c'est calculer. La forme n'est rien d'autre que le résultat de ce calcul. Mais il n'y a pas qu'un seul calcul possible et quand les yeux donnent tort à mon calcul, je le refais. Il n'y a pas un calcul plus vrai qu'un autre, il y en a simplement un qui est plus utile. Tout calcul est fait en fonction d'un résultat pratique.
   Tout ce que je connais est issu de mon travail. Je connais seulement ce que je sais faire. Le faire est mon unique source de certitude.
   Je n'ai pas l'amour du savoir, je n'ai que l'amour du connaître.
   Je n'aime pas le beaucoup, le très peu me suffit.
   J'aime penser, ajouter une pensée à une autre, croire qu'une idée n'est que la promesse d'une autre idée.
  J'aime réduire l'irrationnel au minimum et porter le rationnel jusqu'aux limites extrêmes.
   Mon univers est logique, compréhensible et transmissible. J'aime en parler tout en sachant combien il est dangereux de mettre un bon projet sous les yeux d'un ignorant.
   Le faire est le fruit du contact de deux éléments : le credo, le dogme inébranlable et la théorie, autant dire la règle, le calcul.
   Le credo relève de l'ADN de chaque personne, tandis que la théorie est liée au projet à élaborer, tout projet ayant sa propre règle. C'est en effet la théorie qui confère à l'œuvre un intérêt général. Le résultat pratique n'est jamais calculable, mais lui seul est en mesure de corriger la théorie, la préciser et l'amplifier.
   La vérité n'est jamais quelque chose que l'on peut connaître a priori, elle est toujours et uniquement une vérité propre à l'objet. Sans la règle, sans la théorie, l'intellect est incapable de se construire, de réagir de manières différentes suivant les situations, de tirer profit du hasard et de s'en servir. C'est la théorie qui nous rend capables de découvrir les relations entre des éléments en apparence différents et de découvrir les différences entre des éléments en apparence identiques.
   Contrairement à la théorie, le credo ne confère pas à une œuvre un intérêt plus grand ou moins grand, mais c'est la base sur laquelle se fonde toute la construction de la pensée. Le credo ne confère pas qualité à une œuvre.
Bien sûr, je peux citer quelques points de mon credo :
L'architecture est un rituel, une question éthique, non esthétique, une question mentale, c'est un instrument, elle n'a pas de temps, elle détermine le contexte. La qualité est objective ; la forme est un résultat, pas un but, elle n'a pas d'essence ; l'ordre est intrinsèque et le tout n'est pas la somme des parties ; la lumière est matière et géométrie.
Je voudrais être à même de ramener ma pensée à des modes anciens et implicitement d'en produire des nouveaux en perpétuant ainsi la tradition.
Travailler signifie participer à un rite, c'est la célébration du travail fait par ceux qui nous ont précédé, un remaniement de leurs chefs-d'œuvre, un moyen de prolonger leur vie, une restitution de leur pensée.

"
Livio Vacchini.

 

Extrait de Capolavori, chapitre 13, Le faire et la connaissance. ©2006, Editions du Linteau.
Texte traduit de l'italien par Anna Rocchi-Pullberg & Marina Devillers.

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